LE REISHI

Historique du REISHI


Ce champignon jouit, depuis plus de 2 000 ans, d’une renommée peu commune en Asie. Il en est fait mention dans le plus vieil écrit de la pharmacopée chinoise (l’herbier classique de Seng Nong – publié en 56 avant notre ère) et l’on croit que les Asiatiques connaissaient le Reishi depuis des siècles, voire des millénaires avant cette date.

La Médecine traditionnelle chinoise (MTC) et, à sa suite, la médecine kempo du Japon, tiennent la chair du Reishi pour un précieux tonique du Qi (ou Tchi), l’énergie vitale qui soutient l’ensemble de l’organisme. De ce fait, on lui attribue une action globale de type adaptogène dans la pharmacopée traditionnelle. Pour la MTC, de telles substances ont le pouvoir de fortifier l’ensemble de l’organisme et de l’aider à maintenir un état optimal de santé et d’équilibre.

Le Reishi est d’autant plus apprécié qu’il est extrêmement rare à l’état sauvage. Il ne pousse en effet que dans des forêts montagneuses profondes, généralement sur les troncs des pruniers en décomposition, et on n’en trouve que 2 ou 3 pour 10 000 pruniers morts.

Bien que les Chinois aient tenté, pendant des siècles, de cultiver le Reishi, ce n’est qu’au début des années 1970 que des chercheurs japonais y sont parvenus. À partir de ce moment, le champignon est devenu facilement accessible au commun des mortels. Il était, jusque-là, réservé à quelques privilégiés qui pouvaient se payer le luxe d’une telle rareté.

Traditionnellement, on distingue 6 variétés différentes de Reishi en fonction de la couleur (rouge, pourpre, bleu, jaune, noir ou blanc). On a compris beaucoup plus tard (en 1972) que ces différences de couleurs sont attribuables à des conditions de croissances spécifiques et non pas à des variations génétiques au sein de l’espèce. Il semble que les amateurs de reishi préfèrent le rouge.


De nos jours, le champignon jouit d’une relative popularité auprès de patients atteints du cancer.





Les bienfaits du REISHI


En Asie, il est aussi connu sous le nom de « champignon de longue vie » de par ses actions sur notre système immunitaire et notre organisme à presque tous les niveaux, favorisant alors un allongement de la durée de vie. 

C’est pour toutes ces raisons que ce champignon est qualifié d’adaptogène. En médecine traditionnelle asiatique, ce champignon est utilisé pour combattre la fatigue, fortifier l’organisme, stimuler le système immunitaire, enrayer la protéinurie (présence de protéines dans l’urine), traiter l’asthme et les troubles respiratoires, prévenir et traiter le cancer et les troubles hépatiques, traiter l’insomnie, l’hypertension et enfin protéger le système cardiovasculaire.

Son effet déstressant est aussi très appréciable. 

Le reishi contient des antioxydants, des vitamines, des minéraux, des acides aminés mais il est surtout très riche en polysaccharides (ce sont des glucides complexes), et tout particulièrement en bêta-glucanes contribuant à l’augmentation des globules blancs du système immunitaire et des cellules macrophages (capables de phagocytose).


Protection cardiovasculaire

Plusieurs essais cliniques portent sur les bienfaits du Reishi sur la protection cardiovasculaire. Certains d’entre eux présentent des résultats positifs : ils sont bénéfiques sur le plan cardiovasculaire. Les personnes qui souffrent de maladies coronariennes peuvent utiliser un traitement à base de Reishi pour soulager leurs symptômes : essoufflement, palpitations, douleurs dans la poitrine, etc. D’autres chercheurs ont observé le même effet hypotenseur du Reishi chez les patients atteints d’hypertension artérielle.

Le champignon semble aussi agir sur le taux de cholestérol et la pression sanguine des patients. Dans les années 1990, un essai clinique réalisé sur des personnes atteintes d’athérosclérose et en bonne santé conclut que le Reishi contribue à inhiber l’agrégation plaquettaire dans les deux cas. Une seconde étude, publiée quinze ans plus tard, a cependant infirmé ces conclusions, en précisant que cet effet était uniquement observé chez les personnes en bonne santé. La recherche se poursuit à ce chapitre.


Ses bienfaits sur le cancer

Les études visant à confirmer le possible usage du Reishi dans le cadre du traitement contre le cancer se multiplient depuis quelques années. La médecine traditionnelle chinoise l’emploie dans ce cadre depuis des siècles, et les recherches se penchent sur les effets des substances de ce champignon. Ici, ce sont les triterpènes et les polysaccharides qui intéressent particulièrement les chercheurs. Ils seraient capables d’inhiber la croissance des tumeurs, mais pas seulement. Ces molécules permettent aussi de bloquer leur prolifération dans l’organisme : un phénomène que l’on appelle métastases. Les bienfaits du Reishi sur le cancer se sont observés dans le cadre du cancer de la prostate et du cancer du sein. À ce chapitre, des études complémentaires sont toutefois nécessaires.

Par ailleurs, il est à noter que le champignon participe à l’amélioration de la qualité de vie des patients atteints de cancer. Son utilisation permet de renforcer le système immunitaire des maladies. Ce dernier peut être affaibli par les traitements par radiothérapie et chimiothérapie.


Ses effets sur l’immunité

En médecine traditionnelle chinoise, le Reishi est connu et utilisé pour sa capacité à stimuler les défenses immunitaires. Pour l’heure, les observations qui ont été faites sur les patients immunodéprimés, comme atteints de cancer, tendant aussi à le démontrer. D’autres études portent sur des personnes en bonne santé. Elles confirment également une possible capacité de modulation du champignon sur l’immunité. Ici, le Reishi semble modifier la proportion de certaines cellules de l’immunité pour aider le système immunitaire à se réguler. Il faut aussi préciser que le Reishi possède des vertus antivirales, notamment sur les herpès labial et génital. En tant qu’antalgique naturel, il contribue à réduire les douleurs de toutes natures. Il faut aussi souligner la capacité du Reishi à renforcer l’immunité intestinale, grâce à ses effets sur les molécules qui exercent une activité antimicrobienne.

Un champignon hépatoprotecteur

Le Reishi possède des propriétés hépatoprotectrices : il empêche l’augmentation des phosphatases alcalines et l’augmentation des transaminases. Il contribue ainsi à soutenir le foie dans son travail et à le protéger des nombreuses affections qui peuvent l’atteindre. L’extrait de Reishi rouge est très sollicité pour ses vertus hépatoprotectrices.

Les autres bienfaits du Reishi

Fatigue et tonus. En Chine, des essais ont permis de démontrer que le Reishi se montre efficace pour soulager les symptômes ressentis par les patients neurasthéniques. Ces derniers sont alors atteints de fatigue chronique.

Protéinurie. La protéinurie désigne la présence excessive des protéines dans les urines. Les essais réalisés à ce chapitre démontrent que les patients diabétiques atteints d’une maladie rénale grave peuvent utiliser le Reishi pour enrayer la protéinurie.

Asthme. Les chercheurs ont tenté de déterminer le degré d’efficacité de ce champignon dans le traitement de l’asthme. Ainsi, les résultats obtenus sont jugés suffisamment satisfaisants pour justifier la poursuite des recherches et essais cliniques.

Le Reishi possède des propriétés antidépressives très probables, ainsi que des effets neuroprotecteurs intéressants. Il soutient et régénère le réseau de transmission neuronal. En tant qu’antioxydant majeur, il contribue aussi à préserver les cellules de l’organisme des effets néfastes des radicaux libres.




Les contre-indications


Si les bienfaits du Reishi sont multiples, ce champignon reste contre-indiqué aux femmes enceintes et allaitantes. Il faut donc l’éviter dans ces cas précis. De même, les personnes sous immunosuppresseurs ou greffées devront aussi éviter ce champignon. En tant qu’inhibiteur puissant du CYP3A4, le Reishi est totalement incompatible avec les thérapies ciblées, ainsi qu’avec les inhibiteurs des protéines-tyrosine kinases. Il peut effectivement avoir pour effet d’augmenter le taux plasmatique.

En théorie, les effets du Reishi peuvent s’ajouter à ceux des plantes, des suppléments et des médicaments qui possèdent une action antiplaquettaire, anticoagulante, immunomodulatrice et hypotensive. Il faut donc l’employer avec la plus grande précaution s’il n’est pas utilisé seul.


En raison d’un possible effet anticoagulant du Reishi, il ne faut pas l’utiliser en cas de thrombocytopénie, ainsi qu’avant un accouchement ou une intervention chirurgicale. Enfin, comme il peut diminuer la tension artérielle, l’usage du Reishi est à éviter pour les personnes qui souffrent d’hypotension artérielle.


Les effets secondaires


En ce qui concerne les effets secondaires du Reishi, ils sont rares. Mais ils peuvent toutefois se manifester sous la forme de sécheresse buccale (ainsi que des voies nasales et de la gorge), de diarrhée, de saignement de nez et de démangeaisons. En cas d’apparition de ces symptômes, stoppez votre utilisation de Reishi. S’ils persistent, consultez un professionnel de santé.





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