LE MAITAKE


Histoire :

Les Européens considèrent les champignons comme des aliments fins et les Nord-Américains s’en méfient en raison de leur potentiel toxique. Pour leur part, les Orientaux leur ont toujours réservé une place de choix dans leurs pharmacopées traditionnelles. La plupart d'entre eux sont considérés comme des « toniques » puisque l’on croit qu'ils augmentent la résistance de l'organisme à différents types de stress.

Jusqu'à récemment, le maitake ne pouvait être cueilli qu'à l'état sauvage. Étant donné la grande valeur de ce champignon dans la pharmacopée orientale, il paraît que ceux qui en trouvaient « dansaient de joie » au moment de leur découverte, d'où le surnom de dancing mushroom! Depuis 1979, on sait comment le cultiver. Les Japonais en sont encore les principaux producteurs, et cette production ne cesse d'augmenter pour répondre aux demandes grandissantes du marché occidental.

Issu de la médecine traditionnelle japonaise et chinoise, le Maitake est un champignon à qui l’on prête de nombreuses vertus. Il est encore aujourd’hui utilisé sur le continent asiatique où il est considéré comme un adaptogène. En stimulant notre système immunitaire, le Maitake aide notre organisme à être plus résistant face aux attaques des différents agents pathogènes extérieurs, mais il permet aussi de lutter contre le stress et la fatigue. Le Maitake est largement étudié dans le cadre du syndrome métabolique car il permet d’abaisser la tension, le taux de cholestérol et le taux de glucose dans le sang.

Propriétés et effets recherchés :

Durant ces 30 dernières années, à partir des données de médecine traditionnelle chinoise et japonaise, les scientifiques ont réalisé plusieurs études sur le Maitake qui ont révélé d’incroyables propriétés médicinales.

Le bêta-glucane est un sucre que l’on retrouve chez de nombreux champignons (comme le shiitake par exemple), cependant la MD-fraction du Maitake lui confère une efficacité par voie orale et par voie injectable, tandis que les autres champignons n’ont montré que peu d’efficacité par voie orale.



Régulation du système immunitaire

Les études sur le Maitake ont mis en évidence une amélioration significative de l’immunité. La littérature montre que la MD-fraction de Grifola frondosa, responsable de son activité pharmacologique, agit de manière complexe sur le système immunitaire. En effet, les tests in vivo et in vitro ont révélé une activité inhibitrice sur certains virus (grippe, herpès de type I, hépatite B.…) en stimulant les acteurs de l’immunité. Durant les différents essais, il a été observé que le Maitake :

  • activerait les macrophages et les lympocytes T, des agents luttant contre les corps étrangers (virus, bactéries, cellules tumorales…)

  • stimulerait les cellules Natural Killer, chargées de détruire les cellules infectées.

Le Maitake peut donc apporter un véritable soutien au système immunitaire, notamment en période convalescence, chez les ou encore durant les changements de saison.



Effet antidiabétique

Le potentiel hypoglycémiant du Maitake est concluant. La diminution du taux de glucose dans le sang serait due à :

  • une augmentation de la sensibilité des cellules à l’insuline (permettant de faciliter l’entrée du glucose),

  • une action sur les enzymes impliquées dans le métabolisme du glucose. Notamment, en inhibant l’alpha-glucosidase, celle-ci transforme le maltose en maltase qui sous cette forme, traverse la barrière intestinale pour rejoindre la circulation sanguine.

Syndrome métabolique

Les problèmes d’hypertension, d’hypercholestérolémie et d’obésité sont fréquents de nos jours. De nombreuses études ont mis en évidence l’effet antihypertenseur, anti-cholestérolémiant et anti-lipémiant du Maitake.

Une étude a également rapporté une baisse de poids significative (3,5 à 13 kilos), sur une population de 56 personnes à qui on a administré 600mg/ jour de Maitake durant deux mois.

Activité anti tumorale

Du fait de son incroyable activité sur le système immunitaire, les études sur le Maitake ont été, et sont encore, largement orientées vers la cancérologie. C’est en 1957, que les premières propriétés anti tumorales des polysaccharides des champignons ont été observées par l’équipe du Pr Byerrum. Dès lors, les recherches se sont intensifiées.

Les études portant sur le Maitake ont permis de supposer que celui-ci n’attaquait pas directement les cellules cancéreuses mais qu’il agirait probablement en induisant l’apoptose mais aussi en limitant l’angiogenèse (la vascularisation des cellules cancéreuses). Ainsi, le Maitake permettrait de limiter les métastases.

Les études in vivo ont montré que l’association du Maitake chez des patients sous chimiothérapie, aurait la capacité d’augmenter l’efficacité et la tolérance de certaines molécules. Il améliorerait la récupération médullaire après le traitement, limiterait les métastases, réduirait la toxicité rénale (notamment avec la cisplatine), cardiaque et médullaire, et potentialiserait l’effet de certaines chimiothérapies.

Bien que les résultats des essais réalisés soient encourageants, d’autres travaux sont essentiels pour permettre d’établir un réel bénéfice du Maitake dans la lutte contre le cancer.

Composition, posologie et effets indésirables :

On retrouve dans le maitaké tout un panel de principes actifs. Tout d’abord, d’un point de vue nutritionnel, il embarque tout un panel de vitamines (B1, B2, B3 et C). Il possède également une forte teneur en vitamine D. La présence de minéraux comme le calcium, le magnésium, le fer, le phosphore remplit la panoplie de bienfaits qu’il prodigue à l’organisme. Sa principale substance active reste cependant les polysaccharides qu’il embarque, notamment les bêta-glucanes.


La dose recommandée de maitaké en poudre au quotidien se situe entre 500 et 2500 mg. Une cure peut durer trois semaines, à l’issue de laquelle il est important de faire une pause d’une semaine au minimum avant de reprendre. Il est possible de répéter une cure deux à trois fois par an. Notez qu’on le prescrit surtout durant les changements de saison, avant de passer à l’hiver, par exemple.



Par précaution, le maitaké ne doit pas être consommé durant la grossesse ni pendant l’allaitement. Aucune étude n’a permis à ce jour de déterminer les possibles effets indésirables qui pourraient en découler durant ces périodes. Les rares cas d’effets secondaires proviennent de réactions allergiques. Pour l’heure, aucune étude ne fait état d’une probable toxicité du maitaké.

secondaires proviennent de réactions allergiques. Pour l’heure, aucune étude ne fait état d’une probable toxicité du maitaké.

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